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 L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]

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Isélys

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MessageSujet: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Lun 15 Juin - 1:00




L'euphorie ! Oui... c'était sans doute ce sentiment là... Volant dans les ceux et joyeuse comme jamais, Abilyss planait sur les flots invisibles du doux air environnant. Au-dessous d'elle, Isélys et son nouvel ami flottaient contre-bas. La jeune dragonne aurait bien aimé écouter ce que les deux adultes pouvaient se dire mais les requêtes pressantes de la cheftaine et l'appel violent et hypnotique du vent léger avaient suffit à convaincre Abilyss d'aller de l'avant et de voler haut dans le ciel, faisant des pirouettes et autres figures.

Pas très loin, quelques dizaines de mètres plus bas, Isélys appréciait la chaleur du soleil sur ses écailles, la douceur des parfums que le vent lui apportait, la légèrement qu'elle ressentait en volant. Tout ça apaisait et calinait son âme, lui procurant un intense sentiment de bonheur. Regardant sous elle, elle voyait le paysage défiler, sentait, bien que trop loin pour les voir, les centaines de vies qui peuplaient ces terres. Elle se demanda pourquoi elle ne faisait pas cela plus souvent puis se rappela de toutes ses responsabilités et sourit au simple fait d'avoir pensé l'espace d'un instant à les abandonner.

Finalement, au loin, Isélys commença à apercevoir une imposante masse difforme et gigantesque. Il fallut encore une bonne heure pour qu'elle puisse distinguer et comprendre de quoi il en retournait: Warfang, l'illustre cité de ses ancêtres se dressait au loin de toute sa splendeur. Isélys ne put retenir une exclamation d'admiration et, la vue d'une aussi imposante structure lui donnant le tournis, elle se posa sur une falaise.

Abilyss, qui aperçu sa mère adoptive se poser, ralentit sa course et se posa, regardant elle-aussi lui incroyable destination.


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Aedoth Thunderwall

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Lun 15 Juin - 11:36

Aedoth était sur le chemin du retour, avec plus de compagnie qu’il ne l’avait imaginé en partant patrouiller dans la région des Hommes-félins. Plus haut dans le ciel volait la jeune Abilyss qui montrait au ciel ses prouesses acrobatiques dans les airs. Du point de vue du Thunderwall, elle semblait joyeuse de ce petit voyage, même euphorique.  Aedoth regarda un peu Isélys, la cheftaine du refuge qui volait à ses côtés.
 
Cela faisait quelques temps qu’ils avaient arrêtés de discuter. Isélys admirait le paysage alentours, semblant s’émerveiller devant les lieux. Aedoth avait beau regarder, il ne trouvait rien qui sorte du commun. Néanmoins, ce voyage lui faisait aussi du bien. Le soleil brillait d’une douce lueur qui réchauffait ses écailles sous la cape de l’Alliance qui flottait follement au vent. Le vent lui-même était à une température agréable, et, finalement, cette nature alentours était rassurante pour tout le monde. Oui, il se satisfaisait du présent.
 
Néanmoins, Aedoth réfléchissait aussi. Il repensait à la fresque cachée du village, et au dragon qui semblait le représenter là-bas. Que voulaient signifier ces éclairs noirs symboliquement ? Etait-ce une représentation masquée des dragons noirs qui tournaient autour de sa vie et de son idée de justice ? Etait-ce une idée de surnombre qui était soulevée ? Cette fois-ci, le dragon de foudre avait du mal à identifier cela. De toute manière, il se rassura bientôt en pensant que ce n’étaient que des dessins, et que son destin, c’était à lui de le prendre en main, et pas un autre élément mystique. Son esprit matérialiste ne pouvait croire à cette fresque. Pourtant elle était là… Il devait y avoir une explication rationnelle, une magie identifiable.
 
Il fut interrompu par une exclamation singulière qui le sortit de sa rêverie. Les yeux d’Isélys semblaient briller d’admiration, et c’était le cas. Aedoth ne s’était pas rendu compte qu’ils avaient atteint la cité de Warfang, grande et fière, d’une architecture qui démontrait sa robustesse.  Aedoth trouvait cette vue de la cité magnifique, elle résumait bien le sentiment de sécurité que l’on pouvait avoir, au goût d’Aedoth, et tous ces bâtiments lui faisaient penser aux quartiers, lacis ingénieux regroupant tellement d’âmes, où l’on pouvait se promener et qui nous amenait vers ce que l’on préférait, des thermes en passant vers la bibliothèque, ou même les échoppes. Aedoth se plaisait dans sa vie citadine, et il avait hâte de franchir les portes de sa ville natale.
 
Isélys perdit de l’altitude et alla se poser sur une falaise non loin. Aedoth la suivit et fit plusieurs cercles dans les airs avant d’atterrir auprès d’elle. Si cela faisait un moment (voire jamais) qu’elle n’avait pas vu  la cité, cela devait être quelque chose. Aedoth était habitué à la vue de la cité et ne s’emportait plus pour ça, mais il comprenait que pour des voyageurs, ce devait être quelque chose. Il regarda Isélys dans ses yeux rosés et demanda avec courtoisie et intérêt :
 

-Allez-vous bien, ma chère ? J’imagine que cela fait quelque chose, de voir Warfang. Voici donc ma maison, ajouta-t-il sur un ton fier en désignant la grande cité.

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Isélys

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Mer 1 Juil - 0:31

Isélys a écrit:



Les deux femelles continuèrent de fixer l'imposante cité millénaire, se demandant sans doute comment une telle structure avait été batie et en combien de temps. Selon ses souvenirs, Isélys savait qu'elle était le produit de la collaboration des dragons et des taupes, il y a de cela des temps immémoriaux. Dans les sous-sols se trouvaient, selon certains dires, les splendides ruines réservées à l'entraînement des dragons violets et qui avaient servies d'abri lors de l'incarnation du grand Destructeur.

Secouant leur tête en parfaite synchronisation pour reprendre leur esprit, rigolant de leur complicité, les deux dragonnes hochèrent la tête à la question de leur compagnon. Se jetant de la falaise, elles reprirent leur vol en direction de l'immense ville, ses murailles ne cessant de grandir à mesure qu'ils approchaient. Tout là-bas sentait la démesure, chose qui mit Isélys mal à l'aise, elle qui préférait les choses simples, humbles et poétiques. Atterrissant sur une corniche qui marque l'entrée de la cité des dragons, Abilyss voulut se jeter en avant, curieuse de tout voir, tout découvrir mais Isélys l’attrapa au vol et la maintenu contre elle. "Doucement ma crevette, j'ai pas envie de te perdre de vue... Aedoth, que... Que faisons-nous désormais ? Où va-t-on ?" prononça l'albinos aux yeux rosés d'une voix mal assurée qui trahissait le fait qu'être en ce lieu gigantesque et inconnu la mettait mal à l'aise.


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Aedoth Thunderwall

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Mer 1 Juil - 23:09

Isélys et sa protégée se contentèrent de hocher la tête après avoir émis de brefs rires qu’Aedoth ne comprit pas. De ce fait, il ne sourit pas, se contentant de regarder les dragonnes. La simple idée qu’elle se moque légèrement de sa phrase lui vint en tête. Il espérait que ce n’était pas ça. Il préféra penser que non. Ils se connaissaient à peine, et Aedoth doutait que la cheftaine voudrait se moquer d’un membre de l’Alliance. Il laissa ainsi passer.
 
Les deux dragonnes se laissèrent tomber de leur plateforme naturelle et permirent au vent de les entourer avant de déployer leurs ailes, reprenant de l’altitude et volant de plus belle vers la magnifique et grande cité. Aedoth leur emboita le pas, sautant et plongeant pour accumuler de la vitesse. Finalement, il déploya à son tour ses ailes qui le firent ralentir dans un léger bruit semblable aux voiles des bateaux. Il rattrapa facilement les dragonnes et ne put s’empêcher de leur sourire. Il se sentait bien, là, dans les airs, loin du sol, et cette prise de distance par rapport à la cité lui avait apporté beaucoup de repos. Mais il était maintenant temps de rentrer.
 
Ils atterrirent non loin des portes de la ville, et la petite dragonne du nom d’Abyliss semblait être la plus enthousiaste du groupe. Elle voulait continuer, et certainement la curiosité de son jeune âge l’amenait à vouloir tout découvrir dans cette ville. Cela se voyait bien qu’elle n’était pas habituée à la vie citadine, et cela fit sourire le dragon de foudre. Somme toute, Isélys dut retenir sa protégée pour ne pas qu’elle s’envole et finisse par perdre le groupe.
 
-Doucement ma crevette, avertit la dragonne blanche, j’ai pas envie de te perdre de vue. Aedoth, que… Que faisons-nous désormais ? Où va-t-on ?


Aedoth perçut la gêne de la dragonne. Être si proche de la cité semblait causer chez elle un malaise qu'Aedoth pouvait comprendre. Il tenta de la rassurer en posant une patte amicale sur l'épaule e la dragonne blanche et lui sourit.


-Nous entrons dans la ville et nous dirigeons vers la maison de Spyro, le chef de l’Alliance du Sacré. Sa demeure se trouve près du temple de la ville. Nous allons passer par l’avenue principale jusqu’à chez lui.
 
Il se présenta aux gardes de la cité, et il n’eut même pas besoin de se présenter pour que les gardes baissent leurs armes et quittent leur position de défense.
 
-Bon retour parmi nous, monsieur Thunderwall. Passez une bonne journée.
-De même, garde. Qu’une agréable journée guide vos pas.
 

Il entra donc et attendit que les dragonnes le rejoignirent pour ensuite continuer sur la grande avenue qui menait jusqu’aux plus hauts plateaux de la cité, là où se trouvait la demeure de Spyro.

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Sirrush

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Jeu 2 Juil - 2:04


Le séjour de Sirrush à Warfang commençait tout juste à se compter en semaines. Il avait désormais une cartographie toujours sommaire, mais plus générale que les plus grandes avenues. Il avait également recensé un certain nombres de points d’intérêts, allant des lieux politiques importants, pour la vie locale, ou celle de l'Alliance, à la petite boutique de produits exotiques. De par son métabolisme reptilien ne produisant pas une température constante, il s'économisait ainsi d'acheter de la nourriture, ou entretenir un potager, mais il en profiter pour acheter du thé dans ces boutiques. Élixir qu'il ne buvait toutefois qu'en grandes occasions, ou rarement, en bon économe.

Aujourd'hui le soleil brillait, et la couche d'écailles de Sirrush renvoyait des éclats lumineux par endroits. Les écailles étant perpendiculaires au regard de l'observateur (torse, ventre, en position bipède par exemple pour un face-à-face) laissaient passer la lumière et donc transparaitre l'épiderme blanchatre, tandis que celles parallèles paraissaient directement la renvoyer, faisant ainsi ressortir la teinte noire des écailles. Au final, il en ressortais que de loin l'on aurait dit une sorte de dragon blanc maladif entouré d'une fine aura noire, dépendant en réalité de l'épaisseur des écailles selon les endroits. De plus prêt, un œil non avertit pouvait avoir l'impression que le dragon blanc était recouvert d'une matière, du fait de l'effet "flou" de l'épiderme, du à l'épaisseur des écailles également.

La température, elle, était un peu supérieure à sa Température Moyenne préférée. Son organisme, directement dépendant de la température extérieure, était donc en l’occurrence excité. Sa pensée se faisait plus brusque, et sont corps débordant d’énergie. L'immobilisme lui était impossible. Sirrush tapotait souvent d'une griffe, contre le sol ou son carnet, parfois sur ses écailles. Des fois un air de musique, des fois rien de spécial. Il lui arrivait même de fredonner à voix basse. Mais dans le fond, cela le stressait énormément. Son corps réagissait à une température légèrement éloignée (et supérieure en l’occurrence) de sa température optimale, Température Moyenne Préférée. Un signal d'alerte finalement. Cela n'était pas dangereux, et son activité physique et cognitive restaient très proche de la normale. Le dragon pouvait encore endurer jusqu'à 37°C... Avant de cuire littéralement. Que son corps (enfin, son cerveau) rappel cela à la partie consciente de Sirrush le rendait particulièrement nerveux, au point d'être parfois rongés de tics, voir de TOCs (Troubles Obsessionnels Compulsifs).

L'étrange dragon était assis au milieu de la grande avenue, comme à son habitude. Il commençait à se faire à l'aura si particulière de la foule de Warfang. Bien sur, cette aura "émergente" pouvait beaucoup fluctuer selon l'heure, et l'endroit de l'avenue. Mais cela restait une aura Warfanguienne, et Sirrush était persuadé qu'elle n'aurait pas le même goût -émotionnel- dans une autre ville, d'une autre culture. Cette aura de foule était assez particulière. Tiraillée entre sa diversité, ses tentions, ses contradictions, bref, tout ce qui faisait une société draconique normale, tout cela était assimilé, interprété, extériorisé, d'une certaine manière, assez propre à cette ville finalement. A coté de l'inertie sociale -normale- les sermons de Spyro faisait tout de même un peu pâle figure. Utiles, mais largement insuffisants. A contre-cœur, Sirrush aurait presque admis qu'une politique sécuritaire aurait été plus efficace. Sur le court et moyen terme uniquement, ceci dit.

Simultanément, la population s'habituait à son étrange présence. Il était là, souvent. Assis, ne bougeant pas ou peu, prenant des notes, observant, scrutant. Ne cherchant pas le contact, où même à se faire remarquer, outre le fait d'être assis au milieux d'une avenue, et son apparence. Bien sur, des rumeurs allaient bon train, mais doucement, il était plus perçu comme une excentricité silencieuse, qu'un étranger échappé des recoins les plus sombres de l'empire des ténèbres. Ou, le royaume des ténèbres, comme l'aimait à l'appeler Sirrush. Sans compter que certains artisans, commerçants, bibliothécaires, et autres, commençaient à se faire à ses visites régulières, motivées par la curiosité. Parfois étranges, voir un peu dérangeantes, mais toujours dans la plus grande politesse et respect, malgré des avis parfois provocateurs et tranchés, que quelques mots glissés au détour d'une conversation anodine laissaient entrevoir.

Tout cela n'était finalement qu'une vaste étude grandeur nature, lui permettant de finaliser, détailler, ou amorcer, nombre de ses traités socio-politiques. Certes, les organisations politiques draconiques les plus influentes avaient de nombreux points en communs. Centralisme exacerbé, confinant souvent au culte de la personnalité, pouvoir despotique, arbitraire, parfois informel même, mais Warfang, et plus généralement l'Alliance, avait ses propres spécificités. Une légère ouverture d'esprit -relative- démontrée par la coexistence mutuellement profitable des taupes et des dragons, ainsi que la non discrimination formelle des dragons noirs. (Mais discriminations sociales de fait, bien souvent).

Ainsi donc, c'est toute cette vie grouillante que Sirrush observait, scrutait, analysait, absorbait, intégrait, synthétisait, pour son propre plaisir, et cette irrépressible envie d'ordre. Non pas un ordre mortifère qui contraint, mais un ordre assez vivant pour se faire oublier en tant que tel.

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« Le progrès d'un monde paisible ne viendra pas des esprits qui en sont les fautifs. Ne demandez pas aux despotes la paix, mais cherchez parmi les humbles et les petits ceux qui font avancer concrètement l'innovation et le progrès social, politique, et technologique. Au pire construisez une administration parallèle, construisez sans les officiels, et quand on appellera cela révolution, il sera déja trop tard. » - Sirrush, autodidacte en sciences de l'esprit, spécialisé dans les sciences sociales, et la logistique matérielle et immatérielle

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Isélys

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Sam 18 Juil - 23:27




Les deux dragonnes, en cette sainte cité où tout respirait la paix et l'harmonie, restaient sans voix devant pareilles merveilles. Qui aurait pu imaginer les visions qui s'étalaient sous leurs regards emplis de beauté. Les rues, les habitations, les commerces... Tant de choses différaient de leur foyer, quoique similaire. La petite Abyliss, qui ne cessait de tenter d'échapper à la surveillance étroite de sa mère adoptive, n'arrêtait pas de jeter des coups d'oeil en tout sens, poussée par une curiosité maladive de découvrir jusqu'aux choses les plus intimes de Warfang et, sans doute y serrait-elle parvenue si on lui en laissait le loisir... De son côté, bien qu'elle admirait l'ensemble de la cité comme un prodige architectural, Isélys ne pouvait s'empêcher d'y dénoter un manque cruel de végétation. Aussi s'y donna-t-elle à cœur joie lorsqu'elle aperçut une fontaine collée contre un muret.

Arrivé à portée de celui-ci, elle commença à pousser une douce complainte qui, s'élevant dans les airs, se mua progressivement en une douce mélodie, déclenchant la pousse d'un lier robuste contre le mur et puisant dans la paisible surface cristalline de l'eau. Une fleur poussa également et, Isélys la prenant entre ses crocs délicatement, la rapporta auprès d'Aedoth et lui tendit, rougissante. Tout autour, quelques curieux s'étaient rassemblaient, admiratif devant le prodige de l'albinos mais également devant la douceur de la jeune dragon.

Finalement, ce fut la petite Abyliss qui rompit le charme de la situation en poussant des exclamations de joie. Isélys, regardant dans la même direction que sa protégée, put dès lors appercevoir le splendide temple de la cité draconique. Il paraîtrait même que ses sous-sols s'étendaient partout son la ville et les terres alentours et serviraient à l'entraînement des dragon violets.

Isléys lança un regard à son hôte lui signalant qu'elle souhaitait ardemment visiter le temple mais rougie aussi instantanément en croisant son regard. elle n'arrivait pas à comprendre ni à même à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait en cet instant...


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Aedoth Thunderwall

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Dim 19 Juil - 17:34

Aedoth progressait dans la cité avec ses convives. Ces dernières, le Second le remarqua, étaient émerveillées par l’envergure et la richesse qu’offrait la cité. Après tout, il s’agissait de l’allée centrale qu’ils traversaient ; celle sur laquelle les taupes avaient concentrée le plus d’attention et de travail, comme s’il était vivant, car oui, il s’agissait du cœur de la ville à n’en point douter. On voyait bien dans cette grande ligne droite toute la minutie et l’expertise de ces êtres architectes de renom : la route de pavé taillés dans une symétrie impeccable, l’agencement des bâtiments sur le côté qui ne se touchaient pas, assez espacé pour donner une impression de grandeur sans trop empiéter sur le confort des passants, la propreté de la pierre qui restait pure, comme si un charme secret tenait la propreté de ces lieux ; en outre, un lieu à couper le souffle. Aedoth était fier de cette ville, fier de sa résidence, fier d’être Warfangien. En revoyant cet honneur de vivre ici, des images des infrastructures qu’il appréciait côtoyer lui revinrent en tête ; le théâtre, la bibliothèque, les thermes, les galeries, et les places, tous ces lieux qui fourmillaient de vie ou qui transmettaient un savoir dont le Second ne pouvait se passer. Certes, parfois il était dur de vivre au même rythme que ces lieux prodigieux  à cause du trop grand nombre de personnes qui s’assimilaient à une menace uniforme pour Aedoth, mais il avait réussi à trouver un moyen d’entente, n’accédant à ces bâtiments que lorsqu’il n’y avait pas trop de monde, souvent dans les heures les plus tardives de la journée et de la nuit.
 
Aedoth remarqua aussi que la petite dragonne du nom d’Abyliss était la plus émue par la grandeur de la ville. Elle avait les yeux toujours grands ouverts, comme pour capter chaque détail auquel un habitant aurait fini par s’habituer et ne faisait donc plus attention. C’était ainsi que les enfants régissaient le plus souvent ; Aedoth l’avait appris dans son enfance, mais aussi grâce à celle des autres. L’état de dragonnet, c’est celui où tout est nouveau, et où tout doit être modélisé pour se faire un plan d’ensemble, le moment où inconsciemment, l’être travaille le plus. Le regard du dragon de foudre quitta la jeune dragonne pour observer Isélys. Cette dernière s’était rapprochée pendant la marche d’une fontaine de taille moyenne, avec un pilotis au centre permettant le placement d’un étage à la fontaine où étaient posés des poissons qui tiraient de leur gueule un mince filet d’eau. Quelques oiseaux faisaient leur toilette sur les sculptures de pierre. Isélys entonna un chant d’une douceur qui fit frémir Aedoth. Il trouvait la voix de la cheftaine magnifique, presque aussi envoutante que certains personnages dans des histoires qu’il avait lues étant petit. La magie opéra :
 
Le chant prononcé par Isélys donnait littéralement la vie. Ici, les mots étaient matériels, les mots pouvaient se toucher tandis que du lierre poussait le long de la fontaine, et que quelques bourgeons émergeaient contre la pierre. Aedoth donnait au verbe une importance colossal, et il était ravi de voir que cette dragonne blanche rendait les mots concrets, leur donnait une forme propre pour les doter d’une force unique. Le langage a toujours été source de création, et ces incantations en étaient une preuve ineffable.
 
 
Une magnifique fleur aux couleurs exotiques poussa en un éclair, dont la tige verte vint embrasser la gueule d’Isélys qui porta le végétal jusqu’à Aedoth. Ce dernier ne sut quoi faire, et un sentiment de gêne s’empara de lui lorsqu’il découvrit la teinte confuse de la cheftaine. Il prit la fleur dans sa patte et ne fit que rendre un sourire sans bouger un autre muscle, complétement paralysé par la situation, mais pas seulement.
 
Une troupe de curieux venait de s’amasser non loin de la fontaine, déferlant pour Aedoth par toutes les rues et s’attroupant autour des trois dragons. Le Thunderwall pouvait entendre les milliers d’applaudissements, les acclamations qui devenaient pour lui d’horribles sons trop forts et insupportables. Quelques contacts inconnus parsemèrent son corps. On l’appelait, on le nommait Second, on s’inclinait parce qu’on venait de le reconnaître. Le cœur du Second commença à battre la chamade et sa vision ne parvenait plus à identifier chaque individu, se floutant pour ne correspondre qu’à une menace uniforme : menace face à laquelle Aedoth devait rapidement agir.
 
-Suivez-moi, vite… Dit-il précipitamment.
 
Sa respiration se fit plus grave, plus longue et aussi plus haletante. II avait l’impression d’avoir été enfermé dans un petit bocal de verre. Il lui fallait de l’air. Il s’aéra un peu avec ses ailes puis décolla pour passer par-dessus la foule. Sa crise ne lui permettait même plus de sentir le vent glissant tout le long de son corps. Une fois hors de ce cercle massif et inquiétant, le dragon se posa maladroitement et trébucha à cause de sa hâte. A bout de souffle, il s’immobilisa pour se calmer, la respiration semblant toujours aussi lancinante. Le danger était écarté, il n’y avait plus aucune raison de paniquer…
 

Une fois ses sens partiellement restaurés et le calme revenu dans son corps après quelques minutes, Aedoth balaya de son regard bleu la place du temple, petit lieu où les individus semblaient moins présents durant cette période de la journée. Il attendait les deux dragonnes, et son regard se posa sur un être qu’il trouva étrange. Une masse un peu difforme de loin se tenait assise en tailleur, mais le dragon eut du mal à identifier plus avant, une nausée le prenant et le forçant à poser une patte contre un mur proche pour s’aider. Il regardait le sol, sentant une lourdeur harceler sa tête. Il ne se sentait pas encore tout  à fait bien et essaya d’apaiser sa phobie en inspirant longuement avant de relâcher l’air contenu en un seul souffle plusieurs fois. Il espérait que cela passerait.

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Sirrush

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Lun 20 Juil - 19:09


Sirrush gribouillait sur une page de son carnet. Quelques signes, des symboles, rien de concret. Son esprit et sa plume erraient sans but, attrapant les idées comme elles venaient, divagant d'un sujet à un autre. L'arborescence des idées se déployait à un rythme effréné, chaque idée en amenant d'autres, le buisson mental s’étoffait au fur et à mesure que les différents sentiments, bribes verbales, et autres ressentis s'y agglutinaient dans un ordre chaotique. Alors que l'encre coulait et que la page noircissait, le buisson perdait contact avec ses racines, qui s'évanouissaient en souvenirs fugaces, pour devenir nuage, en constant changement. Des apports se mêlaient à cette symphonie de couleurs nuancées, sans coup de pinceau directeur, tandis que certains traits étaient effacés, recouverts par la nouvelle couche. La dynamique folle s’enchaînait, auto-entretenue, tandis que les images et les ressentis s'affichaient dans un défilé entraînant, dans l'esprit du dragon translucide.

C'est alors que dans cette tempête interne, un boulet vint fragilisé ce château de sable aux milles nuances. Son regard, et une partie de son attention avait été captée, le reconnectant avec son corps. Une dragonne blanche c'était précipité à une allure anormalement élevée vers la fontaine du coin. D'un blanc uni… Crème ? Il avait semblait furtivement apercevoir des yeux d'un rouge clair, rouge ou rose, peut-être. Sirrush faillit croire qu'il s'agissait d'une albinos, mais ceux-ci étaient d'un blanc bien plus laiteux. La dragonne ne semblait en effet pas souffrir d'une hypersensibilité visuelle à la lumière, à contrario desdits malades. D'une élégante constitution, et d'un fin museau, celle-ci était plutôt remarquable, se dit Sirrush.

L’œuvre d'esprit, éternellement éphémère, s'effondra totalement lorsque la dragonne se mit à faire des vocalises, tandis qu'une autre amorce de buisson naissait timidement dans l'esprit du dragon. Quand, alors, la femelle donna la vie, littéralement. Un robuste lierre, puis une magnifique fleur aux couleurs chaudes, qu'elle donna à ce qui semblait être son compagnon, ou un prétendant plus probablement. Sirrush eu un sourire en coin en remarquant cela. En tout cas, son chant égale sa beauté. Entre temps, le dragon difforme c’était promptement levé, le pas vif, et approché de la fontaine, tout en faisant cliqueter ses griffes sur ses écailles. Comme il le pensait à première vu, ledit prétendant, ou compagnon, était le Second. Encore un Thunderwall. Rencontre moins étonnante cette fois ceci dit, puisqu'il vivait et travaillait à Warfang. Sirrush avait observé tout cela avec intérêt, mais bien moins pour l'aspect esthétique, que l'ensemble des possibilités que la rationalisation et l'étude de tels pouvoirs laissait sous entendre, sur le très long terme.

Devait-il prendre contact ? Un choix judicieux, au cas où, d'autant qu'elle n'habitait pas par ici, à priori. Mais comment ? Bien que rencontrer le second serait également une idée potentiellement fructueuse, sa présence ne constituant donc pas une gène. C'est alors que le Second s'envola brusquement, jusqu'à une ruelle proche, visiblement… Pressé. Timidement, (quoique nerveux et agité du fait de la chaleur) mais sûrement, Sirrush s'approcha de la pseudo-albinos, et fit une élégante révérence.

« Bienvenue à Warfang, jeune demoiselle. Je me présente, Sirrush Mushrushu, autodidacte en sciences de l'esprit, mais curieux de tout. Je dois dire que vous m'impressionnez, et il me plairait de m'entretenir avec vous. Ainsi qu'avec votre compagnon de foudre. Qui a quelques incommodités, semble-t-il. Je ne suis pas médecin, mais peut-être ai-je quelque utilitaire dans ma besace, qui puisse aidé. »

Laissant tout juste à la dragonne le temps de répondre, dés qu'elle eu finit, il hocha la tête et s'élança contre un mur proche, afin de se rapprocher rapidement d'Aedoth Thunderwall par l'escalade, s'élançant de point d'accroche en point d'accroche, quand il ne se déplaçait pas à la manière d'un lézard géant, ailé. Il se stoppa suspendu par les membres supérieures à une suspendue, face à Aedoth, à une dizaine de mètre de distance. Il resta ici quelques instants afin de ne pas non plus donner l'impression au dragon qu'il lui fonçait dessus.

« Bien le bonjour, cher Second. Il faudra que je m'entretienne avec vous, mais nous aurons le temps d'en reparler. Vous semblez actuellement en légères difficultés ? Je dois avoir quelque chose qui vous aiderait. »

Il se laissa tomber, en amortissant le choc avec grâce, puis sortit prestement un flacon d'herbes qu'il proposa à la dragonne lorsqu'elle arriva.

« A humer, pour le Thunderwall. Ça détend. Étant moi même très nerveux, j'en transporte toujours sur moi. »

Il ne pu s’empêcher d'être parcouru de frissons et légers tremblements nerveux lorsque l'albinos s’approcha pour prendre le flacon qu'il tendait à bout de patte, et fit ensuite un bond en arrière pour préserver son espace vital. Hors de la foule, les aura étaient trop individualisés pour que Sirrush ne les sentent pas. Bien que la nouvelle-venue était certes bienveillante, et -relativement- sereine, un tel contact était toujours désagréable pour le dragon, comme une intrusion réciproque, des ressentis d'un coté, de l'espace vital de l'autre. Il se positionna à une distance respectable de la scène -un peu plus de quatre mètres- et fit cliqueter ses griffes sur les écailles de ses flancs, en fredonnant très bas un air de musique.

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Ven 27 Nov - 22:55

La suite des évènements s'était passée tellement vite que la dragonne et sa protégée n'avaient pas eu le temps de vraiment réagir à la situation. En moins de deux, la foule s'était amassée autour d'eux, sans doute à cause des agissements d'Isélys. Cette masse difforme d'individus eu sur le Second le même effet qu'au refuge, en pire. Ce n’était visiblement pas qu'une simple gêne, le genre de symptôme que le dragon jaune peut gérer juste en s'éloignant un peu des autres. Non, cette fois, il était littéralement parti ailleurs, loin de toute agitation superflue, ce qui peinanit un peu la dragonne qui voulait juste faire un acte de gentillesse.

Juste après, Aedoth s'était éclipsé, laissant les deux femelles se retrouvèrent seules au milieu des habitants. Certains se contentaient de regarder, en parfaits badauds qu'ils étaient mais d'autres étaient plus entreprenants, n'hésitant pas à proposer rendez-vous sur rendez-vous à la blanche dragonne. Mais celle-ci n'en avait cure et voulait avant tout retrouver son guide et son prétendant. Attrapant de manière vive Abilyss, Isélys la projeta en l'air avant de faire un puissant bond pour s'extraire de la masse qui l'empêchait d'avancer.

Et ayant rattrapée la petite dragonne en l'air, la cheftaine partit à la recherche, ce qui ne tarda pas. Ce dernier était bien à l'écart de toute population. Posant sa petite protégée, Isélys alla contre le dragon et posa une patte sur son épaule. "ça va aller ? Tu ne risques rien ici, rassures-toi." prononça-t-elle d'une voix douce, se voulant réconfortante.

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Sam 28 Nov - 11:24

Inspirer, expirer, inspirer, expirer. C’était ce à quoi s’appliquer le jeune Thunderwall, sa patte antérieure gauche appuyée contre le mur d’un bâtiment. Il avait du mal à penser à autre chose, et sentait sa tête tourner encore un peu. Il avait toujours maudit son ochlophobie depuis qu’il l’avait développé, et cela ne semblait pas du tout s’être amélioré. Aedoth en avait déjà parlé à un médecin qui travaillait pour son propre compte, indépendant de l’hôpital de Warfang, et il n’avait pas pu faire grand-chose ; simplement lui donner quelques indications pour tenter de faire passer cette phobie plus rapidement.
 
Le plus important quand Aedoth faisait des crises, c’était tout d’abord de l’éloigner de la population et se retrancher avec un très petit groupe qui servait d’appui pour le réconforter. C’est ce qui arriva d’ailleurs, bien qu’il ne sentit pas la patte d’Isélys se poser sur son épaule, encore trop occupé à se calmer. Néanmoins, il écouta plus ou moins les paroles de la dragonne blanche et essaya de se concentrer sur ces sons qui sortaient de sa gueule, cette mélodie qu’il entendait parmi les bourdons de sa tête.
 
Lentement, il se colla contre le mur du bâtiment auquel il se tenait toujours et s’y laissa glisser pour finalement se trouver allonger, à plat ventre. Son souffle se fit plus régulier. Il enfoui sa tête entre ses pattes croisées et attendit que sa tête cesse de tourner.
 
Lorsqu’il se sentit mieux – Après 5 bonnes minutes -, Aedoth releva la tête et considéra la jeune dragonne tout en se relevant. Il lui sourit légèrement.
 

—Je vous remercie, Isélys, vous m’avez été d’une aide précieuse. Néanmoins, cette situation me gêne beaucoup… Je me fâche que vous ayez dû assister à ce… « spectacle ».

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Mer 9 Déc - 8:32

Qu'est-ce qu'il racontait ? En quoi devait-il avoir honte ? Juste car il avait subi un petit malaise agoraphobe ? C'était ridicule. Rien de cela n'était grave. Voilà sans doute ce à quoi pensait la cheftaine en cet instant. Elle savait qu'il ne supportait pas les grandes foules et c'était plutôt à elle de s'excuser d'avoir amassé tant de dragons en jouant de ses pouvoirs. Mais elle était heureuse que le dragon se sente mieux. Elle s'en serait voulu si il lui était arrivé quoique ce soit de plus grave. D'autant plus que, sans lui, jamais les deux femelles n'arriveraient à se débrouiller dans une cité aussi vaste est organisée.

Alors qu'elle allait lui affirmer donc que ce n'était rien et qu'elle était ravie d'avoir pu l'aider, Abilyss sauta sur le dos de la cheftaine, escalada jusqu'à la tête de celle-ci et planta son petit regard curieux et innocent dans celui du dragon jaune et, ayant été immobile un instant, lui afficha un grand sourire. "Il ne faut pas avoir peur Monsieur le soldat. Vous devez être courageux !" Cette phrase, toute simple, fit sourire Isélys sans qu'elle ne put s'en empêcher. "Tu entends ça 'courageux' dragon ?" ajouta-t-elle pour le taquiner. Rien de bien méchant, elle voulait juste changer les idées du soldat pour lui faire oublier son sentiment de honte.

Et sans vraiment laisser le temps à Aedoth de répondre, les deux dragonnes avancèrent vers la sortie de la ruelle. Par chance, l'endroit était bien moins peuplé que précédemment, ce qui permettait sans doute d'éviter une nouvelle crise. Pendant ce temps, Isélys se perdait dans ses pensées. Bientôt, elle rencontrerait une légende vivante : Spyro. Celui qui défit le Maître Noir. Rien qu'à cette idée, la cheftaine en tremblait. Serait-elle à la hauteur d'une telle présence ?

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Jeu 10 Déc - 2:21

La cheftaine se mit en face de lui. Elle ne semblait pas déçue ou même honteuse de l’attitude d’Aedoth, ce qui réchauffait légèrement son corps. Lui qui était si habitué à toujours se tenir bien, à ne pas montrer ses faiblesses en public, il sentant aujourd’hui, devant cette personne, que les apparences importaient peu. Du moins, que les écarts n’étaient plus un problème. Aedoth n’était pas familier avec cela. Toujours sa famille lui avait appris à cacher les défauts, à se montre sous son meilleur jour, avoir un port de corps toujours millimétré. Il sourit à Iséys. Il ne disait rien, mais lui devait beaucoup, de sortir au moins une fois de sa nature, fusse-t-elle superficielle, sortir au moins une fois de tous ces codes et ces peurs.
 
Il remarqua aussi que la très jeune dragonne du nom d’Abyliss avait grimpé sur la tête de celle qui la protégeait. Un regard animé circulait, accentuant de même la curiosité d’Aedoth.
 
—Il ne faut pas avoir peur monsieur le soldat. Vous devez être courageux !
—Tu entends ça, continua Isélys, elle aussi souriante, courageux dragon ?
 
Sans que le dragon ne puisse répondre, les deux dragonnes avaient déjà avancé. Aedoth dut les rejoindre en accélérant légèrement le pas, puis, losqu’il arriva à côté de celle qu’il se devait de guider, il émit un petit sourire.
 
—Ça me change de mes habitudes, merci. Néanmoins, je ne me considère pas comme un soldat. A vrai dire…
 
Aedoth soupira.
 
—… Je n’aime pas être assimilé à un soldat. Même s’il possède l’honneur, la bravoure au champ de bataille, il doit tuer, et cela me répugne. Isélys, mes pattes ne sont sales d’aucun sang. Jamais je n’ai tué encore quelqu’un, et je ne souhaite jamais commencer. Si j’ai rejoint l’Alliance en tant que Garde, c’était pour apaiser les tensions, espérer apporter mon poids dans la balance pour une paix sans fer, sans morts. Je ne suis pas fou et je sais qu’il me faudra rapidement prendre mes responsabilités et tuer pour cette paix, car, hélas, elle ne peut être apportée que par la parole. Les actes y sont irrémédiablement mêlés. Mais tout de même. En tant que Second de l’Alliance, je préfère être désigné comme érudit travaillant au bonheur du plus grand nombre, et pas un guerrier. Je n’en ai même pas l’étoffe, et certainement pas la prétention. Je suis sûr que vous me comprenez. Ces pattes, - les vôtres -, n’ont jamais répandu de sang, elles non plus, et il vous serait terrible d’avoir à le faire, je le sens, car vous incarnez la pureté, la candeur, et plus que tout, la sérénité.
 

Aedoth gardait ce même sourire consolateur. Ils sortirent de la ruelle, et le dragon de foudre reprit son sérieux. Ils arrivaient presque. Spyro devait se trouver non loin. Il espérait qu’il serait chez lui. Curieusement, il était enthousiasmé à l’idée de présenter Isélys. Elle était d’une très bonne compagnie, et se révélait même très agréable à côtoyer.

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Mer 13 Jan - 9:40

Quels étaient ces ressentis qui parcoururent son corps ? La cheftaine n'arrivait pas vraiment à les définir. Le corps chaud et glacial, elle se sentit un instant vaciller, prise d'une incroyable gêne. Étais-ce les paroles d'Aedoth qui provoquait tout cela ? Isélys le comprit qu'après-coups. Elle n'en trouva le dragon que plus charmant. Ne voulant pas que sa gêne ne se voit trop, alors bien même que le rouge de ses joues devait aisément se voir sur sa peau beige, la dragonne se tourna vers Abilyss. "Tu as compris ? Aedoth n'est pas un soldat, c'est un érudit. Il ne se bat pas, il apprend. Car le savoir est une arme noble qui ne fait pas couler le sang mais qui combat la haine et l'ignorance." Fit-elle, avec douceur et patience d'enseignement.

La petite, écoutant avec attention, se tourna vers le dragon et hocha la tête, signifiant par là qu'elle avait bien compris et ne se tromperait plus. Cela mis à clair, elle repartit, suivit par Isélys. Cette dernière laissa ensuite leur guide les mener jusqu'à leur destination. C'était un splendide batiment, digne du plus grand art que les taupes étaient capables de réaliser. La cheftaine en était éblouie. Certes, elle avait entendu nombre de dragons en raconter les merveilles quand ils vivaient au refuge mais jamais cela n'égalait la réalité.

Partout, des dragons allaient et venaient, en grand nombre. Isélys jeta un coup d’œil à l'érudit, espérant que ce flux de passants ne provoque pas une nouvelle crise d'agoraphobie chez ce dernier. Visiblement, ça allait. Sans doute car ce n'était que des passants et non une foule immobile, ne provoquant pas la sensation d'être cerné de toute part. Enfin, arrivés tous trois à l'entrée, les dragons fixèrent Aedoth pour savoir ce qu'ils faisaient maintenant et quand allaient-ils rencontrer Spyro, la légende vivante.

(Je pense qu'il faudrait que tu fasses une réponse pour clôturer ce Rp. Puisqu'on est censé rencontrer Spyro, il faudra en faire un nouveau avec lui. Qu'en dis-tu ?)

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MessageSujet: Re: L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]   Jeu 14 Jan - 15:50

—Tu as compris ? Aedoth n’est pas un soldat, c’est un érudit. Il ne se bat pas, il apprend. Car le savoir est une arme noble qui ne fait pas couler le sang mais qui combat la haine et l’ignorance.
 
Aedoth sourit à ces phrases. Cela le caractérisait assez bien. Oui, il aimait cette description, bien qu’elle fût toujours un peu fausse. Aedoth se battait, autant physiquement que spirituellement, mais il ne privilégiait pas l’action pure, les rixes et les batailles dans ses plus stricts formes. L’éloge était tout de même assez grande pour que le Second. Et puis, la petite semblait elle aussi avoir compris le principal. Elle semblait contente.
 
Le dragon de foudre continua le chemin une fois les paroles prononcées. Ils passèrent par quelques rues annexes pour éviter parfois des foules qui pourraient gêner les sens d’Adoth. Il s’était remis de l’épisode qui s’était produit il y a maintenant quelques minutes, mais cela lui laissait toujours un impression désagréable. Cela passerait rapidement, mais en l’instant, il se sentait toujours un peu fragile, seul au milieu de tant de personnes, tant d’êtres qui s’attroupent à la manière d’une puissante mâchoire pour vous piéger entre les crocs. Il eut des frissons. Peut-être réagissait-il trop fort, mais il ne pouvait s’en empêcher, le traumatisme qu’il avait vécu auparavant avait été décisif dans sa manière d’appréhender les foules.
 

Ils arrivèrent devant le temple, et une fois à l’entrée, Aedoth frappa à la porte pour s’annoncer. Maintenant, ils devaient attendre Spyro, en espérant qu’il soit présent. En attendant, il fit un léger sourire à Abyliss pour qu’elle ne trouve pas ce chemin trop ennuyeux.

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L'érudit et les prêtresses. [pv : Isélys(Abilyss) / Aedoth] [statut : Terminé]
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