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 Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )

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Nasröth Thanos

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MessageSujet: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Dim 19 Juil - 3:26


Un greffier entra, visiblement mal à l'aise. Il évita scrupuleusement le regard du prisonnier, et alla d'un pas de velours, se caler dans un coin, yeux rivés sur son registre. A sa suite, entra un dragon bien plus imposant. Le grand dragon blanc, d'apparence maladivement décharnée, confinant au surréalisme, déplia vivement ses ailes angéliques, comme s'il avait du les laissés repliés trop longtemps à son gout. Il s'avança lentement vers le centre de la pièce. L'arc lumineux au dessus de sa tête, entre auréole et couronne, semblait plus diffus dans la pénombre de la cabane. Il s’arrêta, le bras tendu pour reposer son sceptre au bout duquel brillait un dragon sur un croissant de lune. Les fentes qui lui servaient d'iris scrutaient le pauvre hère en face d'eux. Plus sensible au mouvement, quoique d'une vision moins nette, celui-ci aurait un avantage si son adversaire ferait un mouvement suspect. La pénombre, elle, outre un aspect esthétique, permettait de ne pas saturer ses capteurs visuels en luminosité, lui assurant une vision optimale. Anxieux, le dragon coloré observait son hôte sans rien dire.

L'impératrice entra de suite après l’Exécuteur, et referma la porte.

Kronos, de son pseudonyme usuel et connu de tous, contrairement à son patronyme, lui mystérieux, ne savait que faire de cet individu. Attrapé de nuit alors qu'il vadrouillait, ne figurant pas sur les registres, cela faisait de lui un plus que probable espion. Horde ou Warfang sans doute. Allez savoir ce qu'il cherchait dans une colonie de si peu d’intérêt. A moins que cela ne soit qu'un vadrouilleur perdu. Dans tout les cas cette prise ne valait pas l'art de Kronos, en rues ou en geôles, alors qu'il avait encore le droit de sévir comme bon lui semblait. A ces moments là, le contexte lui fournissait l'inspiration, la matière, nécessaire à l'artisanat qu'était ensuite l'inspiration de la peur, de la terreur, le geste élégant qui tranche à vif dans la chaire dans un but esthétique, une chorégraphie morbide, s’enchaînant dans une augmentation du Chaos, de l’entropie. Ici, il n'avait qu'un espion, étranger, qui ne le connaissait pas. Qui n'avait pas l'habitude de sa "justice" sanglante, qui n'avait pas entendu parler d'une connaissance d'un ami qui avait été tué ou mutilé. Juste la peur, la peur d'avoir été prit, la peur de la souffrance, la peur de la mort. La peur de parler, peut être, la peur de la tromperie. Un contexte bien pauvre, peu propice à l'inspiration, somme toute. Le dragon "de lumière" n'était pas sadique, et bien qu'il ai un déficit d'empathie, faire couler le sang pour la souffrance, ou pour l'acte en soit, n'avait pour lui aucune valeur, et était même assez impropre, rebutant.

Kronos avait en effet un certain goût pour la mise en scène, l’orchestration du chaos. C'était comme... Mettre le feu d'une manière élégante, puis regarder le monde brûler. Ainsi, certains de ses attraits étaient purement factices. Un grand nombre même. Sa couleur originelle n'était pas d'un blanc limpide, mais plus crème. Mais ici, personne ne connaissait sa véritable apparence, plus petite, quoique vive et endurante. Cela lui coûtait de "disparaître" un jour par semaine pour maintenir cela, à l'abri des regards, mais cela en valait la peine. Même Cynder ne connaissait ni cela ni son nom. Il fallait retourner à Warfang et interroger la Garde qu'il avait côtoyé avant d'y être radié, sa famille, ou ceux qui l'avaient connus pour cela. Ses attributs lumineux, tel que sa demi auréole, et la lumière de son sceptre, étaient purs illusions, expliquant toutefois qu'ils fussent moins visibles en pénombre. Moins de lumière à manipuler, moins de visibilité des illusions. Même son décharnement n'était qu'une illusion. Il n'était pas assez psychotique pour pousser le vice jusqu'à se forger un corps handicapé, qui le désavantagerait en combat. Il s'agissait plutôt d'une "couche" d'illusion sur son corps, qu'il s'arrangeait pour maintenir en place. Ce genre d'effet lui avait demandé beaucoup d'entrainement, mais il appréciait beaucoup le rendu final, ajouté au contraste de sa fonction, de ses actes, et de son apparence immaculée et lumineuse.

Mais voila, désormais l'Empire était affaiblit, et avait besoin de toutes ses ressources possibles, d'autant plus qu'ayant perdu des membres. Cynder avait donc rapidement interdit à Kronos de faire usage de méthodes "lourdes" qu'il employait à son habitude. Aussi avait-il chargé, à contre-cœur, l'archiviste de mettre en place des peines réglementées. Les privations matérielles étaient devenus plus courantes, l’emprisonnement ou l'isolement aussi, mais surtout les travaux forcés. Kronos tuait donc le temps comme il pouvait, se jouant de manière assez douteuse des sujets de l'Empire.

Après avoir replié ses ailes immaculées, le dragon de lumière fit un signe de la patte à l'archiviste, un petit mouvement circulaire. Le secrétaire déclama, non sans difficulté en lisant sous un faible luminosité :

"Individu non identifié ne figurant sur les registres d'aucune façon. Interpellé cette nuit pour violation du couvre-feu, puis délit de fuite. Absence d'autorisation de circulation nocturne, et non membre de la Garde Impériale."

Surplombant l'inconnu de sa hauteur artificiellement dopée par sa bipédie partielle, Kronos enchaina, d'un ton légèrement blasé, presque désinvolte, comme s'il s'adressait à un proche ennuyeux :

Bienvenue dans la Colonie des Ténèbres. Je suppose que je peux te souhaiter cela, puisque tu ne t'es visiblement pas présenté. Je me présente, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale. Mais tu peux m'appeler Kronos. Je ne te présente pas Cynder, sa réputation la précède. Dit-il en pointant l’intéressée de son sceptre. Puis il prit un air pensif, presque théâtral. Hmmm... Maintenant que tu sais pourquoi tu es ici... Que tu sais qui nous sommes. Par quoi commencer ? Il écarta les bras, et continua d'un ton ennuyé, voir comme gêné, pour son interlocuteur. Je dois bien avouer que tu m'emmerde à être là. J'ai envie d'en finir au plus vite, et de vaquer à mes occupations. Prenant un ton presque compatissant.  Je n'aimerais pas que cette cabane prenne une couleur pourpre et une odeur acre. Mais si tu résiste trop, enfin, même un peu, je n'hésiterais pas un instant. Kronos saisit alors une sorte de petite besace qu'avait porté pour lui l'archiviste, et déroula un tissu. S'offrirent au regard du prisonnier, les un après les autres, des séries d'outils métalliques tous plus étincelants les uns que les autres. Scalpels, couteaux, pinces, tout un bel attirail que bien des chirurgiens envieraient. Il sortit également un pot, emplit d'une substance servant à atténuer la douleur.

On sait tous pourquoi tu es ici, et ce que tu as à dire. Je te laisse donc la parole. Dit le psychopathe dans un soupir. Il se recula, et posa son dos contre le mur de la cabane.


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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Cynder

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Mer 25 Nov - 10:13

Pourquoi étais-je là déjà ? Ah oui... Parce que c'est mon "rôle". Voilà sans nul doute la seule pensée qui traversait l'esprit de l'Impératrice depuis le début de la séance. Cela ne l'enchantait guère par ailleurs. Mais c'était visiblement une des choses qu'elle était obligée de faire. Pourquoi ? Car ce misérable Spyro l'y forçait voyons !

Il disait qu'une Reine, dirigeante, Impératrice ou quelque soit le statut se devait diriger son royaume avec équité et impartialité. Ce qu'elle pouvait très bien faire par ses propres méthodes. Mais cela ne plaisait pas à tous. La voilà donc contrainte de se plier aux us et coutumes en vigueur chez l'Alliance au lieu de régler l'affaire à sa façon. si cela ne tenait qu'à elle, la situation aurait été différente. Elle aurait juste cherché à savoir si l'intrus avait été de l'Alliance. Si cela avait été le cas, elle leur aurait remis en précisant que le prochain "espion" serait mis à mort sans procès. Et dans le cas où il n'aurait pas été du camp du dragon violet... Cynder souris pour la première fois de la séance à cette possibilité.

Hormis cela, toute la scène lui paraissait d'ennui mortel. Oui. Sans doute que c'était la pire torture qu'il lui fut donné de sa vie : assister à cette mise en scène inutile. A une époque, oui, elle aurait pu être amusante et divertissante, son bourreau ayant une imagination macabre et frôlant la perfection lorsqu'on le stimulait du meilleur des contextes. Mais là... Un espion, venant probablement d'un "allié", cela ne faisant que démotiver son exécuteur.

Aussi, afin de la préserver autant elle que lui, l'Impératrice prit part à la discussion. "Cessons de perdre notre temps et que l'on en finisse. Toi là-bas, déclines ton identité où je me charges personnellement de ta sentence." Cynder accompagna sa prise de parole d'un petit nuage de poison sortant de ses naseaux, signe évident de sa contrariété. Et sa réputation disait bien qu'elle n'était que davantage dangereuse lorsqu'elle était contrariée...
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Nasröth Thanos

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Sam 9 Jan - 17:46


Kronos a écrit:
Notes personnelles de Kronos,
De l'usage de la Torture


La torture, à savoir l'usage intensif et presque exclusif de la souffrance (quoiqu'il puisse s'y ajouter l'opposé : des récompenses ou des soutiens épars, inconditionnels), à la fois mentale et physique, est l'outil le moins efficient en terme stratégique lors du cours d'un interrogatoire. L'usage de la violence sous quelque forme que cela soit (restrictions sensorielles, épuisement physique ou physiologique, violences répétées, culpabilisation, menace envers les proches), n'est pas un outil d'interrogatoire. C'est un outil purement politique. Au cours de ma longue expérience artistique, j'ai ainsi pu observé que, si cela entrainait souvent des aveux, pour les plus préparés rien n’empêchait que ceux-ci soient obsolètes, partiellement vrais, voir carrément faux. C'est d'autant plus vrais dans le cadre de l’espionnage, où les éléments transitent avec, en leur savoir, des informations stratégiques qu'ils ne doivent laisser échappés. Or la plupart du temps, il est difficile de vérifier immédiatement lesdites informations, ou de s'assurer de leur véracité sans se mettre à découvert. L'usage efficace de la torture ne peut se faire que sous trois conditions. Il est nécéssaire de savoir quelles informations détient ou non un individu avant toute audition sensible. Exiger d'un individu une information qu'il ne connaît pas, c'est prendre le risque de se retrouver avec une pure invention. L'information doit être facilement et rapidement vérifiable, sans cela le temps de vérification ferait perdre un avantage stratégique. Enfin, la question posée doit être de nature fermée. Des questions trop ouvertes, traduisent un manque de renseignements de la part de l'interrogateur, et encouragent l'auditionné à produire de fausses pistes, à gagner du temps. Toute information obtenue hors d'un tel contexte doit être maniée avec des pincettes. Je le redit, la torture est est purement politique. Ce n'est pas pour rien que je ne permet pas à mes gardes d'effectuer ce genre d'interrogatoires sans mon consentement. En fait, c'est généralement moi qui l'effectue ou supervise directement. Un acte politique, qui vise avant tout non pas à obtenir des informations, mais à briser l'individu au plus profond de son être. Fracasser son individualité, le faire ramper plus bas que terre, le faire se fondre avec cette terre boueuse et malodorante, pour le détruire totalement. Cela ouvre plusieurs opportunités. Terroriser l'individu pour le sanctionner, voir même reconstruire son esprit pièce par pièce selon un agencement comme il nous plaira. Mais aussi servir d'exemple aux autres, voila ce qui vous attends si vous outrepasser notre autorité. Il reste toutefois plus intéressant de, au-delà de cet acte social, y ajouter une profondeur supplémentaire par l'art. L'art d'agencer les éléments organiques les uns par rapport aux autres dans les cas les plus extrêmes, l'art de la mise en scène, du contexte. L'art d'instiller l'entropie, le désordre, le chaos, plus ou moins progressivement, dans un corps et un esprit. Un esprit brisé dans un corps brisé. L'art de dérouler le temps sur un corps, un esprit, une foule, pour y faire apparaître les marques d'une douleur théâtralisée. L'art, outre d'être un passe-temps (et non une obsession, la mesure est la constante de toute chose élégante), est un moyen de frapper les esprits pour décupler le simple effet utilitaire de la torture.

Kronos observait sa proie sous toutes les coutures sans rien dire, commençant à lentement tourner autour d'un air légèrement absent. Il n'était certes pas très inspiré, mais peut-être qu'en s'immergeant plus, cela viendrait. Il regardait attentivement ce corps, dans la pénombre. Chétif et tendu, sous le coup d'un stress énorme, le cerveau sans doute bouillonnant. On pouvait pour le moins remarquer que le discours et du dragon livide, et ses outils, avaient intimidé le ressortissant. Sa respiration s'était accélérée, et nul doute que son rythme cardiaque aussi. Pour l'Exécuteur, ce dragon suintais une peur intense par toutes les écailles de sa tendre chair. Le haut gradé s'en délectait. Comme pensif, il tapotait machinalement ses divers outils qu'on aurait pu croire chirurgicaux. Soudainement, l'Impératrice adressa la parole au prisonnier, lui intimant d'obéir prestement.

C'est alors que Kronos se rappela sa présence. Il n'avait pas l'habitude d'effectuer cela sous le regard direct de sa supérieure. Plutôt seul, avec quelques gardes, ou devant une foule. Cela ne le perturbait pas, mais c'était un fait à prendre en compte. Celle-ci était visiblement irritée par la tournure des évènements, ou peut-être plus simplement le fait d'être ici, à cette heure, à devoir porter autant d'attention à cette chose insignifiante. Le chef de la garde se recentra pour écouter les paroles du dragon, la voix aiguë, tremblante.

« Je m'appelle Akaros. Je... », ravalant sa salive avec difficulté, « Je, suis un humble, dragon itinérant. Cherchant refuge pour la nuit et me restaurer, et…  »

« Où l'individu a-t-il été appréhendé ? » Coupa sans ménagement Nasröth, s'adressant à l'archiviste sans quitter des yeux le délinquant.

« Un individu inconnu à été appréhendé par la garde de nuit aux alentours de la lune haute, rodant autours des murailles. Suite à son interpellation, l'individu aurait prit la fuite. La fuite suite à une interpellation d'une autorité impériale, et le refus obtempérer sont des délits reconnus par la législation impériale. Toutefois, seul les Sujet de l'Empire bénéficient de droits juridiques particuliers, relatifs à l'État de guerre. »

Ce dragon n'était qu'un amateur. Il avait l'air déboussolé, fatigué. Un professionnel se serait au moins attendu à cela, s'y serait préparé mentalement et aurait ajusté son sommeil. Il ne venait pas des villages environnants, ni éventuellement de Warfang, ce qui laissait toute la latitude -normale- de l'interrogatoire intacte. Au mieux c'était un espion minable et isolé, au pire un pauvre type malchanceux. En fait, ça n'avait plus aucune importance. Il était désormais juste celui qui venait de réveiller tardivement l'Impératrice et son Exécuteur, en plus d'avoir dérangé quelques gardes.

« Oui, je, j'ai, je n'aurais pas dû, j'ai paniqué et... »

« Chhhhhht, pas besoin d'en dire plus. » Chuchota Kronos en rapprochant doucement son museau de celui de son interlocuteur, et déposant un doigt en travers de celui-ci.

Vivement, l'Exécuteur applica plusieurs fois son scalpel. Quatre incisions élégamment placées, brèves. Le pauvre hère s'effondra comme un sac a patate, encore sonné par la surprise autant que la douleur, les ligaments des genoux coupés. Il gisait désormais à terre, immobilisé. Son regard semblait perdu, comme noyé dans la terreur. Kronos s'accroupit à coté de lui en le regardant dans les yeux, en se demandant quelle allait être la suite. Il avait déjà quelques idées sur sa fin, une lente danse macabre dans sa tête.


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Dim 10 Jan - 21:08

Étais-ce donc là tout le spectacle que l'évènement était voué à me donner ? C'était affligeant. Si je n'étais ici, ce n'avait vraiment été par obligation et non par pure et gratuite envie. Et la suite ne semblait pas vouloir promettre davantage. L'accusé répondit aux interrogations de manière si pathétique qu'il semblait que la pitié ne se sont incarnée en ce pauvre hère... Cela m'en rendait malade. Savait-il qui j'étais ? Avait-il eu vent à ce à quoi avait échappé après des années de sévices ? J'avais envie d'éradiquer cet avorton...

Un sifflement, imperceptible pour tout dragon n'étant pas lié à l'air, se manifesta avant d'être suivi par le suintement caractéristique du sang qui gicle à travers une plaie nette et parfaite. Je n'avais pas besoin de regarder pour comprendre. Le corps du dragon s'écroula dans un gémissement. S'en était trop pour moi. Je venais d'atteindre mes limites en terme de patience. Me levant de mon trône, j'allais moi-même jusqu'au corps à terre de l'intrus. Attrapant adroitement l'un des multiples scalpel que j'aiguisais sur les lames de ma queue, je la pointa en direction de la gorge de celui en qui était dirigée toute mon exaspération. "Une seule question. Ton clan ?" prononçais avec violence et froideur. Je me fichais bien de sa réponse. Je comptais le tuer qu'elle quelle soit mais je comprenais au moins la nécessiter de faire semblant d'être juste.

Alors que j'attendais la réponse qui se faisait attendre, ma mémoire joua, m'apparaissant sous forme de flash-back. Un sourire, la sensation d'une caresse, le joie, l'espoir. Puis le souvenir d'un rire malsain, l'obscurité d'une geôle, la terreur d'une silhouette menaçante... Des voix aussi... "Cynder ! Où es-tu ? Tu vas bien ?" "Oublies cette traîtresse Spyro." "Viens à moi terreur des cieux, honores ton Maître !" Je sentis un soudain malaise. Baissant les yeux, je croisa le regard du dragon au sol qui bougeait sa gueule, articulant cette derrière phrase. "Assez !" hurlais-je, hors de moi avant d'essayer de reprendre mes esprits. Je tremblais et... J'avais le souffle court... Pourquoi ? Pourquoi maintenant ?

Lâchant le scalpel qui se planta dans le sol comme dans du beurre, je jeta un coup d’œil vif au bourreau, lui intimant d'en finir, vite et bien, avant de prendre la direction de la porte qui se referma dans un silence de mort. Une fois de l'autre côté, je m'arrêta et fixais le ciel. J'avais envie de lui demander des explications, des raisons de cette existence de troubles, de douleurs et de déceptions. Mais je savais que je n'aurai pas de réponses...
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Nasröth Thanos

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Lun 11 Jan - 0:26


Kronos écoutait tout le langage non verbal de ce misérable, commençant à trouver des pistes intéressantes sur les formes nouvelles qu'il pourrait donner à ce corps, la façon dont il pourrait le vider de ses fluides, faire durer le processus, inspirer le désespoir qui absorberait lentement cette vie insignifiante. Une vie aussi insignifiante que la sienne. Mais à la différence, c'est lui qui tenait le scalpel. Établissait une relation de pouvoir, de domination, avec cet individu. Une domination tant physique que psychologique, et même symbolique, par les nombreux attraits dont il se parait. Une telle relation, c’était toujours assez personnel, voir intime. Que dire d'une lente mutilation du corps par la patte du bourreau, si ce n'est qu'il s'agissait d'une autre forme de pénétration ? Explorer un corps, le blesser, le décomposer, le briser, sont des actes charnels bien plus intimes en réalité que des actes sexuels qui, après tout, sont autorisés par l’existence même des corps sexués. Une telle violence en revanche était un viol plus profond au sein de l'âme, et également au sens littéral. Le maigre dragon se concentrait et envisageait une lente vivisection, posée et reposante, avant d'accroché le corps plus (ou moins) préservé magiquement à l'entrée de la Colonie, en guise d'avertissements à ceux qui violeraient l'autorité impériale et ses lois, sur son territoire. C'est alors que l'Impératrice se leva, et voulu s'occuper du prisonnier. Kronos se recula avec une légère moue déçue. Cynder était bien énervée, quoiqu'il puisse comprendre que sous son impatience un tel spectacle fut bien ennuyeux. L’Exécuteur avait toujours regretté les semblants de justice. La justice n'existe pas, autant assumer cet état de fait. Sa politique ultra-répressive au sein de l'Empire se paraît certes des excuses des lois, de la sûreté, de l'ordre social. Mais jamais il n'avait prétendu être juste, bien au contraire. Les Sujets avaient le droit de se faire protéger par, mais aussi de, l'appareil impérial, s'ils le servaient sans coup férir. La loyauté forgeait l'Empire des perdus, la loyauté doit totalement annihiler le principe de justice. Cynder était finalement trop sentimentale, ou impulsive, par moments, au goût de Kronos. Pas besoin d'excuse sociale pour tuer. Pas de conséquences à cet acte, pas d'utilité à ce misérable qui finira oublié. Exécution, retraitement ou destruction du corps. Point. Mais bon, elle attisait une loyauté supérieure à celle de Kronos, c'est elle qui exerçait sur lui une relation de pouvoir, bien qu'il puisse commander tout les Sujets. Pas de loyauté, mais des intérêts. La gloire était vaine, et il laissait volontiers un certain nombre de taches politiques à Cynder, le clair-obscur lui plaisait plus qu'être en pleine lumière.

« Je… n'ai pas d’affiliation, Impératrice. » Murmura l’intéressé dans un souffle.

La Mère des Noirs, alors si vive, fut prise d'une tétanie furtive, avant de littéralement exploser, fébrile, tout en lançant une injonction au chef de la garde. Celui-ci avait une mine désormais mi circonspecte, mi-soucieuse. S'il ne se souciait pas sincèrement des autres, ne disposant pas de l'empathie nécessaire du fait d'une mauvaise connexion entre certaines zones cérébrales, une défaillance de l'Impératrice en ces temps serait de très mauvaise augure pour l'Empire, donc pour Kronos. Cynder, étant sa supérieure, n'était pas pour lui, a proprement parler, une amie. Mais cela n’empêchait pas que les rapports qu'ils avaient puisse s'en rapprocher voir se confonde, pour un observateur extérieur à Kronos.  La compagnie de Cynder n'était pas non plus déplaisante, et il était parfois plaisant d'entreprendre certains dialogues. Son attention se reportant sur le dragon immobilisé, il était frustré de devoir terminer le travail aussi simplement et rapidement. Quel gâchis. Il pourrait toujours se servir du corps comme prévu, ceci dit. Il prit le scalpel qu'avait laissé tombé la dragonne et s'approcha de sa victime avant de s'accroupir pour lui chuchoter délicatement dans le creux de l'oreille de cet être tétanisé par la peur :

« Je suis profondément désolé. Tu mérite mieux que ce que je dois faire, bien que tu ne soit pas un matériau exceptionnel. »

D'un geste vif et précis, d'une impassibilité professionnelle, il lui trancha la gorge et annonça à l'archiviste qui n'osait levé les yeux de son registre, alors que l'autre se vidait de son sang et laissait échappé une sorte de gargouillement ou sifflement :

« Individu vagabond sans affiliation, non ressortissant des terres environnantes. Jugement : coupable de délit de fuite, refus d'obtempérer, et suspecté d'espionnage. Peine : exécution immédiate. Heure supposé de la mort aux suites d'une hémorragie par la carotide : un quart de lune avant le levé du soleil. Devenir des restes : exposition publique à l'entrée principale de la Colonie, après préparation de mes soins. Sortons, je te congédie. Et toi, meurt bien. » Termina-t-il en s'adressant nonchalamment au gisant alors que la pièce s’emplissait d'une odeur acre.

Et voici, comment dans le domaine impérial, un pauvre manant malchanceux, dont le seul crime était d'être au mauvais moment au mauvais endroit, un peu maladroit, devenait officiellement un délinquant devant être épuré car étranger.

Laissant ici le corps mourir, il sortit, suivit de l'archiviste qui s'en alla en direction de ses quartiers après avoir salué l'Impératrice et Kronos avec respect, non sans une pointe de bonhomie. Kronos, dont les attributs lumineux rayonnait doucement d'une manière similaire à la luminosité lunaire, donna quelques instructions au garde de la cabane : laisser le corps se vider, ne pas y toucher, puis dans la fraîcheur de la nuit, s'approcha de Cynder.

« Cynder, tout va bien ? Vous me semblez bien agitée en cette soirée. Si je puis vous apaiser d'un quelconque fardeau, faites-donc. » Dit-il avec déférence.

Bien qu'il vouvoyait la dragonne, il lui parlait d'une forme toute amicale, et il faut dire qu'il ne tutoyait que deux types de personnes. Les rares amis pour qui il avait une certaine admiration, au nombre actuel de un, ou parfois quand il souhaitait montrer un immense mépris à certains individus.


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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Dernière édition par Nasröth Thanos le Jeu 14 Jan - 1:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Lun 11 Jan - 21:47

Quelle plaie ! Qu'est-ce que je pouvais detester d'être affiliée à l'air par moment. Plus que le bruit de ses pas, quasi imperceptible, ce fut son souffle caractéristique, semblable en tout point à celui d'un revenant, qui m'avertit de l'arrivée du bourreau. Et, bien que j'aurai plus qu'adoré lui dire de déguerpir, je n'en trouvais pas la moindre parcelle de volonté, celle-ci prostrée au plus profond de mon être.

"Me prendrais-tu en pitié ? Toi que l'on dit dépourvu de coeur ?" prononçais-je, bléssée qu'il veuille me réconforter, lui de tous dont j'aurais le moins voulu l'assistance si jamais je n'avais ressenti le besoin d'un support. Fixant toujours le ciel nocturne, j'en vins à parler à voix haute, s'en m'en rendre compte. "Quel est le sens de ce monde ? Lui devait être détruit par le Destructeur, j'ai participé à sa préservation. Et à quel prix ?! Les notres sont traités en monstre tandis que les autres dragons connaissent la prospérité. Où est la justice la-dedans ? Ce monde... Aurait dû mourir pour renaître."

A cet instant, à l'évocation de cette éventualité, une fugace lueur éclaira mon regard. Je n'avais plus beaucoup de temps. Les choses allaient s'accélérer, ce n'était qu'une question de temps. Quand tout serait en place, plus rien ne pourrait entraver les rouages du destin. Du moins, Étais-ce que je pensais. Re centrant mon attention sur mon interlocuteur, je soupira. "J'ignore si tu subis le froid, n'ayant moi-même connaissance de ton apparence mais voudrais-tu venir dans mes quartiers ? Je ne suis pas d'humeur à me morfondre seule ce soir."
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Jeu 14 Jan - 3:08


L'air était frais. Froid même. Mais Kronos appréciait ces douces morsures du vent. Elles lui rappelait qu'il était encore en vie. En lutte permanente contre ce monde. En lutte acharnée contre les éléments, les écosystèmes, les siens. Son corps en lutte contre le chaos, l'entropie, qu'il affectionnait tant, dont la répandre chez les autres. Stress-tests, chocs, effroi, pression, était son lot d'actions quotidiennes lorsqu'il avait à faire avec un délinquant ou un criminel, voir même de simples suspects, ou Sujets. Il faut bien rappeler qui domine, et qui est dominé. Un processus de chaque instants, latent  et implacable. Assurant l'ordre social et la stabilité de l'Empire. Enfin, le baratin habituel quoi. L’Empire donnait à Kronos des opportunités, il les prenait, rajoutant un vernis au passage, et chacun y trouvait son compte dans un maximisation des intérêts des parties. Une collaboration efficace.

L’Exécuteur rit doucement aux premières paroles, contrariées, de Cynder, simplement amusé. Il la laissa discours ensuite, et répondit en réfléchissant à sa prochaine réponse :
« J'ai bien un cœur. Et même quelques autres en bocaux. Cela n'est pas parce que je suis la plupart du temps dénudé d'affects positifs pour mes semblables que je ne sais être soucieux. Votre santé, vos humeurs, sont celles de l'Empire. Si vous vacillez, c'est l'Empire qui flanche. Je ne peux me permettre de laisser cela advenir sans faire de mon mieux pour y pallier. Je me dois d'être attentif au moindre détail. Dans ce monde féroce que l'on dénomme à tord vie, la moindre erreur peut être fatale. Être en veille constante de son environnement, physique et social. Le combat incessant. » Termina-t-il les yeux égarés sur la surface de la lune.

Puis il enchaîna :

« Hmmm… Le monde n'a que le sens que l'on lui donne. Son essence même est un chaos. La mort toujours vainc les corps. Jamais rien n'est ni figé ni permanent et le temps est l’œuvre la plus destructrice jamais connue, dont aucun être ne pourra jamais vaincre l'ampleur des horreurs qu'il aura perpétré. Combien d'individus, de civilisations, de mondes et d’espèces ont déjà péries et périrons encore ?  Tout ce qui est cessera avant même que l'on ai commencé. Le changement n'est jamais qu'une illusion, mais l'on ne construit qu'en ré-agençant radicalement autrement cela qui existe déjà. Difficile de construire une maison avec des gravas. Un joug du Temps si lent mais si cruel et implacable...» Déclama-t-il à voix basse dans le silence de la nuit, le corps relâché, un air absent détaché, comme, vulnérable, d'une amère impuissance.

Nasröth repensa alors à son propre patronyme ici, qu'il s'était choisit. En référence à la seule chose qui lui serait à jamais supérieure sur tout les plans. Il haïssait profondément cela, et si ce n'était pas en soit ce qui avait causé sa perte vers une forme -relative- de sadisme nonchalant, il n'aspirait désormais plus qu'à être le Temps des autres, à faire subir ce qu'il subissait à ses congénères qui de toute façon n'attiraient que rarement son intérêt amical ou affectif, ni même la moindre admiration voir once de respect. Peu lui importait la puissance, et ce n'était pas la souffrance d’autrui qui l'inspirait. Juste la destruction, comme on avait brisé ses espoirs béats, sa soif intarissable et implacable de Justice (fut-elle sévère). Nasröth était mort il y a des années de cela pour muer en Kronos, mue par le désespoir et la rage de ce non-sens.

Kronos revint à lui, ses muscles presque douloureusement crispés, et ses griffes enfoncés dans son poing gauche (vide de son sceptre) sans qu'il ne s'en soit réellement rendu compte, tandis que ledit apparat c’était quelque peu enfoncé dans le sol meuble. La douleur vrillant son cerveau, il dut faire un effort de quelques secondes pour reconstituer la dernière phrase de l'Impératrice, tandis que son regard conservait encore quelques instants la lueur d'une rage viscérale, quasiment bestiale.

J'ignore si tu as froid, n'ayant pas connaissance de ton apparence. Mais voudrais-tu venir dans mes quartiers, je ne suis pas d'humeur à me morfondre seule. Ou une élocution approchante, son cerveau ayant alors traité cela en arrière plan tant l'effluve émotionnelle était poignante.

« Ce corps, je… Ce n'est, peut-être pas mon apparence originelle oui, mais il reste le mien et j'y suis lié... Avoir conscience de son environnement est de toute façon un atout compétitif indispensable. J'aurais pu opter pour une biologie sans chaufferie interne, ne consommant pas autant de nourriture. Mais cela aurait été dépendre de l’environnement thermique immédiat alors qu'il prévaut la maîtrise de mon esprit. Allons-y. C'est toujours un plaisir, Cynder. » termina-t-il d'un ton neutre. Son accès émotionnel avait puisé en peu de temps beaucoup d’énergie, et cela se ressentais à sa posture moins rigide, une démarche moins calculée et un ton d'une légère nuance plus monocorde. Ses apparats lumineux avaient de peu faibli en intensité, et son apparence décharnée semblait comme miroiter, et l'on pouvait se demander si cela était une réelle maigreur ou des curieux jeu d'ombres. Ni l'un ni l'autre ceci dit puisqu'il s'agissait d'une influence directe du peu de rayons lumineux rebondissant sur ses écailles. Il la rendit donc moins criante pour effacer cette imperfection ambiguë. Mais bon, même avec entre 5 et 10 kilos (visuels) en plus, Kronos restait plus inquiétant qu'avenant.

Suivant Cynder, il se résigna à laisser couler le peu de fluide vital qui suintais de la plaie de la patte serrée autour de son sceptre, commençant à coaguler, tandis qu'il léchait négligemment son autre blessure pour la nettoyer. Cela lui ferait souffrir quelques jours, mais peu importe. La souffrance ce n'est jamais que la faiblesse qui sort du corps, et tant que ce n'était pas un autre qui lui infligeait, quelle importance.


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Mer 20 Jan - 9:02

J'avais écouté l'intégralité de ses longues tirades, m'arachant tantôt l'ombre d'un sourire et tantôt l'ombre d'un désespoir. "Ce que tu dis est plein de bon sens mon cher Kronos. Il est vrai qu'aucun pouvoir de Dragon ne rivalise avec la force destructrice et implacable du Temps." commençais dans un soupir. "Mais il existe pourtant des choses qui le dépasse. Il existe au moins un être qui su en déjouer les ravages et tromper la mort. Et si ne restons constamment vigilants, alors la faucheuse laissera ce monstre échapper à Tartaros de nouveau..." Je faisais naturellement référence à Malefor. Tous le pensaient enfermé à jamais mais, sur cette terre que nous avions tous les deux sauvée, Spyro et moi savions. Le Maître Noir reviendrait. La question était de savoir quand. Les clés de sa prison avaient beau être des sécurités supplémentaires, rien n'indiquait qu'elles étaient infaillibles. Cela me tenait d'aller vérifier qu'elles étaient bien en sécurité.

M'arrachant à mes pensées angoissantes, je me rendis compte que nous étions dans nos quartiers. Me laissant mollement tomber sur mon trône, je fis venir un domestique, lui ordonnant de nous apporter la chaude boisson. Attendant son retour, je sortis d'à côté de mon siège un petit coffret en bois duquel j'extirpais un plateau et des pièces que je positionnais. C'était un jeu. Un passe-temps auquel je m'adonnais encore parfois quand je m'ennuyais. C'était Ignitus qui me l'avait enseigné jadis et j'avais appris son fonctionnant à mon cercle le plus proche. Hélas pour moi, seuls Spyro et Kronos étaient des adversaires de valeurs. Mouvant la première pièce, je commença le dialogue. "Le procès d'aujourd'hui devait bien t'ennuyer, n'est-ce pas ?" demandais-je l’œil brillant alors que je suivais les mouvements de ses pions sur l'échiquier.
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Mer 20 Jan - 15:56


Le Directeur de la Sécurité Impériale s'assied en tailleur en face de Cynder, faisant remuer les muscles de sa paume gauche. Ses plaies désormais propres, il jouait avec la douleur comme l'on jouait avec un instrument de quelques notes. Non pas que cela soit agréable, Kronos n'était pas masochiste, mais il avait besoin de rester alerte, et cette lancinante douleur lui rappelait ce qu'il était : un corps. Il écouta attentivement les inquiétudes de la dragonne en continuant son manège nerveux. Au chaud, il reprenait un peu de forces, et pu rétablir ses illusions à leur niveau habituel. Non pas qu'il pensait tromper Cynder, mais son goût pour la mise en scène, l'apparat (sans fioritures toutefois), ne le quittait jamais. Il étira également son dos, puis reprit une posture plus habituelle chez lui, d'une rigidité maîtrisée. En observant le plateau, réfléchissant consciencieusement à sa stratégie et déplaçant ses pièces, il répondit.

« On peut tromper mille fois la mort, mais on ne peut tromper une fois le temps. Notre corps dans une lutte chaotique joue une esquive constante, les âmes errantes sont des reliquats, les liches des anomalies, certains maudits pourrissants des dégénérés, et d'autres… Ne sont jamais nés. » Dit-il en pensant à ce dragon qui avait attaqué leur château. Aucune âme mortelle n'aurait pu faire aussi froid dans le dos, même Kronos en avait des frissons. « Il n'appartient qu'à nous de tirer avantage des opportunités qui se présente, d'être sur le qui-vive afin de toujours, surpasser nos adversaires, les tenir à distance, les écraser, ou s'en allier avantageusement, selon les circonstances. Trop souvent les individus sous-estiment leur capacités à construire leur vie, et se contente de ce qu'ils ont. Warfang est un bon exemple de ressources et de potentiel inexploité… Que ne ferais-je pas pour pouvoir mettre tout cela en branle… Chaque jour qui passe hors de nos terres natales est un affront intolérable et l’existence même de cet immondice squelettique est une insulte même au concept d'intelligence. » Siffla-t-il entre ses crocs. « Non mais sérieusement, utiliser une telle force brute quand il aurait pu composer une centaine de scénarios plus subtils, et avantageux ? Des talents de stratèges doivent être utilisés constamment pour tirer le maximum, non simplement lorsque l'ennemi nous est égal. Il se prends pour la mort, mais s'il l'était le continent serait déjà mort sans même le connaître. Un ersatz, une pâle copie, cherchant la destruction, au mieux pour asseoir son pouvoir. Minable comme ambitions. » S'exclama-t-il, excédé. « Mais il reste évidant que face à un jeu si inéquitable, nous n'avons pas besoin d'un autre front à combattre. Et Malefor serait probablement trop imbus de sa petite personne rose nuit pour s'allier, mourant après nous et Warfang face au Damné comme un crétin avec 3 ou 4 fanatiques à sa suite. » finit-il avec une moue réprobatrice.

Remuant lentement le breuvage qu'il avait commandé, il le sirota ensuite. Un lait chaud fortement agrémenté de poudre de chocolat. Par ici on appelait ça un lait au chocolat. Une boisson de luxe, qui valait à Warfang plus de 5 décennies de pécule d'un travailleur non qualifié. Cette pensée réjouit Kronos.  
Mettant progressivement en place une stratégie agressive, il hocha quelque peu la tête.

« Cela ne mérite même pas un tel nom. Me retrouver avec un élément hors-contexte, qui plus est insignifiant et non affilié n'est pas très stimulant. Je regrette de n'avoir eu plus de temps pour explorer ce corps à la lame d'un scalpel, mais j'ai bien une idée d'usage de ce tas de chair. Les palissades, c'est utile, mais ce n'est pas forcément trop impressionnant, et puis l'espace aérien reste vierge d’avertissements. Bien sur rien de cela n’arrête les plus téméraires, mais après tout, c'est aussi par la force du symbolisme, de la violence symbolique même, que le règne s'ancre dans les esprits, que la paix sociale impose son joug et que nous seront plus à même d'être respectés en dehors de nos terres. Peut-être pas pour notre clémence, mais pour notre parole, notre cohérence, et notre capacité tirer le meilleur de nos protégés. Après tout, un Sujet, dans tout les sens du terme, appartient, à l'Empire. » S'exclama-t-il en se fendant d'un sourire en coin qui le caractérisait souvent pour ceux qui le côtoyaient en privé.


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Jeu 28 Avr - 14:20

Je me devais, bien que cela me déplaisait profondément, que les paroles de mon interlocuteur sonnaient avec justesse à mes oreilles. En effet, si on qualifiait la nation que je dirigeais d'Empire, il était plus que logique que les membres de ce dernier n'était que des pions à sacrifier. D'ailleurs, cette pensée survint au moment où je sacrifia un pion pour prendre le cavalier de Kronos. "Tes mots sont étranges, je dois le confesser. D'un côté, je suis parfaitement d'accord avec toi... De l'autre..." Je marquais une pause prolongée. "Je ne crois pas que je sois la mieux placée pour en parler... Mais je crois profondément au fait que mes sujets ont le droit de choisir leur voie. Ils ont une conscience, une volonté. Nous ne pouvons nous contenter de les réduire au concept de simples serviteurs. Cela te concerne aussi... Si nous suivions ta logique, alors j'aurai tout droit sur toi. Considères-tu cela comme normal ? Moi pas... J'ai trop souffert de la domination de Malefor pour imposer la même chose..."

Je prononçais plus la moindre autre paroles, me contentant pour le moment de me concentrer sur la partie. Kronos était un stratège hors pair et il me fallut pas mal de fois compter sur mon intuition et ma chance pour ne pas me faire mettre mât. "Sinon... Que penses-tu de la conjecture actuelle ? Nous avons réussi à fuir, Warfang nous aide pour d'obscures raisons, la Horde prépare un mauvais coup et il y a cet ennemi inconnu qui apparaît du jour au lendemain pour nous envahir... Tout cela me laisse perplexe... Est-ce le fruit du hasard ou le dessein d'une puissance supérieure...?" Je demandais cela avec sérieux. Depuis longtemps déjà, j'avais l'impression que tout avait déjà été prémédité. Les prophéties et compagnie existaient depuis toujours. Pourtant, quelqu'un devait bien les avoir dites... Et dans ce cas... Qui était-ce...? me demandais-je en me rendant compte que je venais de perdre. "Zut ! Encore perdu ! J'arriverai jamais contre toi..."
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Lun 2 Mai - 19:41


Concentré sur l'échéquier, Kronos termina son lait au chocolat sans le quitter des yeux, quoique paraissant serein. Un sourire carnassier vint alors au premières paroles de Cynder.

« Qui donc pourrait donc être mieux placé que vous ? Vous êtes celle qui  impulsez, que dis-je, vous êtes la politique de l'Empire. Si vous n'ordonnez et ne déclamez la politique, qui le fera ? »

Tout en sachant ceci dit, que Kronos c'était chargé d'ordonner, rationaliser l'administration jusque ici, ainsi que de faire régner la loi et l'ordre sévèrement. Bien que ces dernières prérogatives n'étaient pas totalement rationnelles, et bien plus tournées vers un arbitraire renforçant l'autorité des institutions impériales, quasi-omnipotentes, se parant de divers symboles, procédures, et toutes sortes d'actes allégeant faisant désormais partit du quotidien pour les Sujets de sa Majesté.
Le Directeur de la Sécurité Impériale reprit :


« Pour autant, à l'heure actuelle vos sujets sont libre de s'associer ou de se dissocier de l'Empire. Bien qu'ayant besoin de toutes nos forces, sont incités à rester. Il est, sous l'autorité impériale, tout de même plus que quelques généraux embrigadés, aussi est-il bien sur nécessaire de respecter des avantages mutuels. La prospérité de l'Empire sera celle de chacun. Vous offrez protection, vie et œuvre commune, et autres garanties, en échange, et relativement à, une allégeance tournée vers un destin commun, et donc ordonné par l'Empire lui-même. Les Sujets peuvent choisir… Parmi les postes disponibles et nécessaires à la vie et au rayonnement de l'Empire. Il est du devoir des administrateurs et autres formateurs de tirer meilleur parti de chacun selon son expérience, et donc attribuer des taches pour lesquelles l'individu sera capable. Quand nous offrons ce suivit et ses garanties, Malefor n'en offrait aucune en demandant infiniment plus. Il s'agit simplement de faire en sorte qu'il soit dans l’intérêt de chacun de servir l'Empire, lier les destins, et que tous le fassent avec une dévotion sincère, dans le meilleur des cas. A Warfang, les gens peuvent être libres et indépendants, mais ils le sont tellement que des énergies, des potentiels, sont gâchés tandis que la ville est gangrenée par les tensions sociales, les miséreux vivent dans la rue et les richesses restent inexploités. »

Bien entendue, cette belle définition floue laissait de coté où devait s’arrêter le dirigisme impérial, laissé à un arbitraire politique local et temporaire . Ces paroles, si elles étaient sincères, étaient menés par l’intérêt bien plus que la ferveur. Pour Kronos, l'ordre passait aussi par l'omnipotence,  voir l'omniscience de l'appareil impérial, qui devait s'imposer, rappeler son autorité, s'imprimer dans l'esprit des Sujets pour qu'ils n'oublient qu'ils ne travaillaient pas à leur prospérité propre, mais à celle de tous.

A l’évocation des difficultés que vivait actuellement l'Empire, Kronos prit une longue inspiration lasse, d'une légère moue, comme s’apprêtant à dire quelque chose de fatigant.

« Nous avons un ennemie bien puissant dont chaque pas sur nos terre est une insulte. Nous avons été submergés et malgré une retraite promptement organisée nous avons été décimés. Peu importe du pourquoi », fit il en balançant sa patte comme pour chasser un insecte ennuyeux, avant de reprendre de la vigueur « Nous nous relèverons plus fort. Mais avant nous devons survivre. Mais tous avons désormais un ennemie commun. Ce qui nous laisse l'opportunité de conclure des alliances, des rapprochements diplomatiques, entre autre avec Warfang. Profitons en pour en tirer le maximum, amener à des situations où nous serions en position de force pour que, tout naturellement, nous puissions proposer divers collaborations permettant d'attirer les plus doués de Warfang, développer des réseaux commerciaux, et apprendre des divers technologies et installations magiques de Warfang… Voir défensives. Le meilleur scénario serait même de tirer partit des ressources dormantes, nous en aurions ainsi les clés, au moins temporairement. J'ignore encore tout de notre ennemi, ou tout du moins, ne correspond à rien de connu, aussi j'ignore si nous le vaincrons ou si nous survivrons. Mais il est certain que si Warfang tombe, le continent tombera, nous avons intérêt à une collaboration, sans oublier les notre bien sur. De son coté, Warfang ne peux nous ignorer, de par notre importance politique, mais également parce que nous avons été les premiers attaqués. Qui sait si nous n'avons pas obtenus de précieuses informations ? Que cela soit vrai ou pas importe peu, c'est un levier de force pour des négociations. Mais il sera toutefois important d'avoir une idée de ce que pourrait savoir ou non Warfang. Être en position de faiblesse est notre meilleur atout, car nous pourrons feinter une coopération dont seul le but nous intéresserait, justifiant tout les effort de ceux qui le peuvent, à savoir la cité de Spyro, tout en paraissant fort dans le domaine de l'information. Si une… Entité, a voulu cela, alors ce serait pour que nous nous relevions avec plus de verve au milieu de nos cadavres putréfiés et que nous les faisons manger à nos ennemis. »

Après un tel discours, une lueur ornait les pupilles de Nasröth. C'était la douce flamme de la vengeance. Il aurait avec plaisir mit à feu et à sang son ancienne cité natale. Mais saurait été trop peu humiliant. Profiter de l'Empire pour la dépasser était un objectif bien plus stimulant. Et puis, ensuite seulement, il serait possible d'absorber la cité, la réduire en esclavage, ou la détruire jusqu'à la moindre parcelle, peu importe, selon ce qui serait le mieux sur le moment.
Tout en parlant, il avait continué de jouait, mettant Cynder dans une position critique.


« C'est parfois dans les pires situations que l'on peut le mieux s'en sortir. Mais le plus important reste d'apprendre, au lieu de répéter, devenir plus fluide encore que l'eau, plus malléable que l'argile, sans oublier pour quoi l'on vit. »


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« Le sadisme ? De la masturbation intellectuelle puérile. La cruauté ? Une énergie vouée à la barbarie. Instiller le chaos dans un être, mentalement ou également physiquement, est un art, qui ne se manie qu'avec un patte de maître, dans l'unique but de faire une toile tout aussi nuancée qu'élégante. Chaque action doit être pensée et avoir un sens. La souffrance et la peur ne sont que des composantes parmi d'autres, et ne doivent pas faire oublier la palette de possibilité offertes. Un peintre utilise bien plus que deux couleurs, n'est ce pas ? » - Kronos, Grand Exécuteur et Directeur de la Sécurité Impériale

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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Lun 20 Juin - 23:42

Je n'aimais pas les longs discours. Je pensais que Kronos le savait depuis le temps qu'il me servait... Mais je ne pouvais pas vraiment le lui en vouloir. il était dans sa nature de parler beaucoup et avec une étonnante érudition. Néanmoins, je ne pouvais contredire la justesse de ses paroles. Ce n'était pas pour rien qu'il était mon conseiller. Jamais, de ma mémoire, ses décision s'étaient retrouvées erronées. Il savait tirer de chaque situation la meilleur analyse possible. Il était de ce fait le meilleur stratège que je pouvais souhaiter. Et, bien que ses motivations me paraissaient par moment incompréhensibles, je n'avais eu jusqu'à ce jour aucune raison de douter de lui.

"Encore une fois, je ne peux qu'adhérer à tes propos. Mais penses-tu sincèrement que nous pourrions prendre le dessus sur Warfang ? Je dois avouer que cette option ne m'enchante guère. J'ai encore pas mal de rancune envers Spyro et le traitement qu'ont subi les nôtres ne fait que renforcer mon dégoût..." prononçais-je en repensant à ce que j'avais subi moi mais aussi tous les autres anciens warfangiens qui avaient fui pour cause de racisme. Tout cela était des plus déplorables. La rage commençait à bouillonner et je ressentais soudainement une profonde lassitude. J'en avais assez que le Destin s'acharne sur moi et les miens. Il me fallait trouver une solution et cela devait se faire le plus rapidement possible. Regardant le plateau de jeu puis mon interlocuteur, je poussais un soupir. "Je dois surement t’embêter avec mes pensées... Merci d'être resté si tard. Je pense avoir besoin de rester un peu seule désormais. Tu peux prendre congé." Terminais-je, ayant réellement besoin de me retrouver seule avec moi-même pour réfléchir à mon futur et à ce que je voulais pour cette colonie dont j'étais la gardienne et où j'avais échoué la dernière fois pour la protéger.
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   Lun 28 Nov - 21:41

Dans l'attente d'une réponse ou d'un MP de la part de Cynder je suspend le RP pour cause d'inactivité depuis plus de 2 mois.
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MessageSujet: Re: Dans la cabane au fond du village [PV Kronos - Cynder] [ Statut : Suspendu et Verrouiller ] ( Refuge de l'empire des Ténèbres )   

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